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Tom Cruise a accumulé en vingt ans d’innombrables succès en tant que qu’interprète et producteur. Acteur charismatique, trois fois cité à l’Oscar, Cruise a également mis ses succès à profit en s’engageant activement pour de grandes causes : santé, éducation, etc.
Son film le plus récent : LA GUERRE DES MONDES de Steven Spielberg, a réalisé le meilleur premier week-end de toute sa carrière d’acteur ainsi que le meilleur premier weekend de l’histoire de Paramount Pictures. Ses recettes mondiales dépassent à ce jour les 500 millions de dollars.
Né le 3 juillet 1962 dans l'Etat de New York, Tom Cruise ne se prédestinait sûrement pas à devenir acteur. Dès l'âge de 14 ans, il était en effet prêt à rentrer dans les ordres et n'avait aucune vue sur Hollywood. Pourtant, lorsqu'il s'essaye au métier de comédien dans des spectacles de lycée, le jeune homme sent poindre la fibre artistique. C'est décidé : Thomas Cruise Mapother IV sera Tom Cruise, star de cinéma.
A 18 ans, le voici donc qui quitte l'école pour s'installer à New York afin d'y entamer sa carrière. L'année suivante, il fait sa première apparition sur grand écran grâce à l'Italien Franco Zeffirelli, qui lui confie un petit rôle dans Un amour infini..., imité en cela par Harold Becker qui recrute bientôt Cruise pour lui faire tenir le rôle d'un jeune militaire dans Taps.
Les trois années suivantes seront décisives et feront du comédien encore quasi-inconnu une gigantesque star. Coppola le noie tout d'abord au milieu d'une génération de jeunes acteurs au futur prometteur dans Outsiders, puis il tient la vedette du cultissime Risky business, dans lequel notre héros profite de l'absence de ses parents pour organiser la fête de sa vie. Potache, mais réjouissant !
Ridley Scott le dépayse alors en l'envoyant dans l'heroic-fantasy avec Legend, mais finalement, c'est grâce à un autre Scott, Tony de son prénom, que Tom connaît la renommée mondiale. Top gun, éloge virile de l'aviation militaire américaine, voit notre Tom boudeur imposer ses Ray-Ban et son talent face à Kelly McGillis et Val Kilmer.
La fin des années 80 cinématographiques sera ainsi marquée par le sceau Tom Cruise, devenu très rapidement l'un acteurs les mieux payés de Hollywood. Et entre-temps, le comédien aura su faire fructifier la cote de son physique de play-boy en passant par la case “cinéma d'auteur”.
Fils spirituel de Paul Newman et as du billard dans La couleur de l'argent de Scorsese, frère responsable et émouvant dans Rain Man de Barry Levinson, vétéran du Viêt-nam paralysé dans Né un 4 juillet d'Oliver Stone, avocat dépassé dans La firme de Sydney Pollack : Tom Cruise négocie son affaire avec brio en s'imposant à tous les types de public, élargissant même son registre avec le venimeux Entretien avec un vampire, où il initie Brad Pitt à la vie de saigneur de la nuit.
L'académie des Oscars ne s'y trompe pas, qui le nomme pour sa touchante prestation d'agent sportif déchu dans Jerry Maguire en 1996.
Héros sans peur (il se tape un petit voyage sur le toit de l'Eurostar, tunnel sous la Manche compris) et sans reproche de Mission: impossible (co-produit par ses soins), il forme ensuite un couple en pleine crise sentimentale avec sa propre femme Nicole Kidman dans ce qui sera le dernier film de Stanley Kubrick, Eyes wide shut. Un personnage en pleine introspection, à l'opposé de son incarnation d'un gourou sexiste et phallocrate dans le réjouissant Magnolia, dont il n'était qu'“une” des neuf vedettes.
Retrouvant son personnage d'agent high-tech Ethan Hunt pour Mission: impossible 2, de John Woo, tandis qu'il reprend, pour Vanilla sky, le personnage d'homme défiguré par un accident de voiture, un rôle joué il y a quelques années par Eduardo Noriega dans Ouvre les yeux.
En 2002, il ajoute une méga-production à son palmarès déjà très impressionnant, le brillantissime Minority Report de Steven Spielberg, un film de science-fiction produit par Jan De Bont et tiré d'un roman de Philip K. Dick : dans le Washington de 2080, les méthodes de la police sont tellement avancées que l'on peut y arrêter les gangsters avant même qu'ils aient commis leurs forfaits ! Sauf que l'agent John Anderton (joué par Tom Cruise) se retrouve bientôt traqué pour un crime qu'il n'a pourtant nullement l'occasion de perpétrer.
Par l’entremise de la société Cruise/Wagner Productions, qu’il fonda en 1993 avec Paula Wagner, Cruise a notamment produit le diptyque MISSION: IMPOSSIBLE ; la biographie de l’athlète Steve Pefontaine WITHOUT LIMITS (écrite et réalisées par Robert Towne) ; le thriller surnaturel d’Alejandro Amenábar LES AUTRES , lauréat du Nova Award 1997 et du Vision Award décerné par l’UCLA et la Producers Guild of America ; VANILLA SKY de Cameron Crowe (d’après Ouvre les yeux d’Amenábar) ; le drame épique LE DERNIER SAMOURAï, cité au Producers Guild Award du meilleur film, qui rapporta près de 1 million de dollars sur le marché mondial et valut à Tom Cruise sa troisième citation au Golden Globe du meilleur acteur, ainsi que Le Mystificateur et NARC.
Cruise/Wagner prépare actuellement le troisième volet MISSION: IMPOSSIBLE 3 et vient de produire Demande à la poussière d’après le roman de John Fante.
Au fil de son brillant parcours professionnel, Tom Cruise a également obtenu le People’s Choice Award 1990 ; l’American Cinema Award 1991 ; le NATO/Showest Meritorious Achievement Award 1993 et l’Actor of the Decade Award du Festival de Chicago ; le Hasty Pudding Man of the Year de Harvard en 1994 et un deuxième People’s Choice Award ; le prix du meilleur acteur de l’année 1996 du National Board of Review et une citation au Screen Actors Guild Award pour JERRY MAGUIRE ; l’American Cinematheque Award 1996 ; le John Huston Award 1998 de l’Artists Rights Foundation en homage à l’ensemble de sa carrière ; le Saturn Award pour VANILLA SKY ; le Blockbuster Award pour MAGNOLIA ; un MTV Award pour MISSION: IMPOSSIBLE 2 ; l’EMMA (Ethnic Multicultural Media Award) du meilleur acteur pour LE DERNIER SAMOURAï.
Début 1993, l’acteur a fait ses débuts dans la réalisation avec The Frightening Frammis, un téléfilm de la prestigieuse collection policière Fallen Angels produite par la société Mirage Productions de Sydney Pollack. Ce moyen métrage, inspiré d’une nouvelle de Jim Thompson, réunissait en tête d’affiche Peter Gallagher et Isabella Rossellini.
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