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Larry Clark est né en 1943 à Tulsa dans l’Oklahoma. Sa mère Frances, photographe de profession, s’était spécialisée dans les photos de bébés et il n’était pas rare que le jeune Larry fasse du porte à porte pour lui décrocher des contrats. En 1963, il se lance à son tour dans la photo, capturant sur pellicule les scènes de vie d’un groupe de drogués accros au speed et à la marijuana, de prostituées et de gigolos de sa ville natale. Pendant deux ans, il étudie auprès de Walter Sheffer et Gerhard Bakker à la Layton School of Art de Milwaukee dans le Wisconsin.
En 1971, il publie son premier recueil de photos, Tulsa, aujourd’hui reconnu comme une référence incontournable dans l’histoire de la photographie américaine. Lauréat d’une bourse du National Endowment for the Arts, il publie un second volume de photos très personnelles intitulé Teenage Lust (1983). Depuis, il a sorti deux autres livres : 1992 (édité cette même année) et The Perfect Childhood (1993, édité au Royaume-Uni).
Ses photos et ses collages ont été exposés dans de nombreux pays et font désormais partie des collections permanentes de plusieurs musées et galeries d’art à travers le monde.
Son premier film Kids a fait sensation aux festivals de Sundance et de Cannes. Censuré aux Etats-Unis, il a été distribué par Shining Excalibur, filiale de Miramax spécialement créée à cette fin. Le film a remporté un succès à la fois critique et commercial.
En 1998, il tourne son second film, Another Day in Paradise avec James Woods et Melanie Griffith, d’après l’histoire d’un ancien prisonnier nommé Eddie Little. Bully, son troisième long-métrage, a été présenté en compétition au Festival du film de Venise en 2001.
Il a également tourné pour la chaîne HBO, un film d’horreur intitulé Teenage Caveman. Souvent sujets à controverse et régulièrement décriés, ses films l’ont pourtant imposé comme l’un des rares réalisateurs intègres et indépendants actuellement en exercice aux Etats-Unis.
En 2002, il poursuit son exploration du monde adolescent à la dérive, en co-réalisant Ken Park, aux cotés du directeur de la photographie Ed Lachman. D’après un scénario inédit de Harmony Korine, ce tableau provocant d’une jeunesse en pleine névrose familiale, trompant leur ennui dans le sexe et la violence, bat lors de sa sortie des records de fréquentation en France. En huitième semaine d’exploitation, sur décision du conseil d’Etat, Ken Park est censuré et doit être retiré de l’affiche. Censuré également en Australie et Grande Bretagne, Ken Park reste à ce jour, inédit sur son propre territoire.
Larry Clark a publié récemment Punk Picasso, un livre rétrospectif sur sa vie turbulente. La Biennale d’Art Contemporain de Lyon lui a rendu hommage en 2003. C’est en 2004, que muni d’une dv Canon xl, Larry Clark, frôlant le reportage, a entame dans South Central le tournage de Wassup Rockers , abordant avec ses amis skateurs l’envers du décor californien. Le film a été projeté au Festival de Toronto et a fait l’ouverture de Slamdance 2006 à Park City.
Souvent sujets à controverse, ses films ont pourtant imposé Larry Clark comme un cinéaste majeur et bouleversant, l’un des rares intègres et indépendants actuellement en activité aux Etats-Unis. Martin Scorsese et Gus Van Sant, reconnaissent l'influence de Larry Clark sur leur travail. C'est d'ailleurs grâce à leurs encouragements que le photographe s’oriente, en 1995, vers le cinéma.
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