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Né à Buenos Aires en 1932, Lalo Schifrin est le fils d’un violoniste professionnel. Après un cursus classique en Argentine et une formation au Conservatoire de Paris, il commence sa carrière professionnelle comme pianiste et arrangeur. Une fois reconnu comme jazzman en Argentine et en France, il part pour New York en 1958 et pour Hollywood en 1962, où il devient arrangeur et pianiste de Dizzy Gillespie, Stan Getz et Sarah Vaughan.
Il s’affirme vite comme un compositeur prolifique à la TV, qui l’appelle pour composer des leitmotive agréablement faciles à retenir ( Mission impossible , Mannix , Le Virginien ). Le Kid de Cincinnati (N. Jewison, 1965) le fait remarquer au cinéma. Ses compositions sont simples mais soulignent très efficacement une atmosphère. Ses airs vifs sont inextricablement liés aux réussites que sont Luke la main froide (S. Rosenberg, 1967), Bullitt (P. Yates, 1968), THX 1138 (G. Lucas, 1971), L'Inspecteur Harry (D. Siegel, 1971).
Il se spécialise alors dans les films à suspense et d’angoisse avec Airport 80 Concorde (D. L. Rich, 1979), Amityville, la maison du diable et Amityville II 'le possédé' (S. Rosenberg et D. Damiani), Class 1984 (M. Lester), Le 4ème protocole (J. Mackenzie, 1987), FX2 effets très spéciaux (R. Franklin, 1991) et bien sûr Mission: impossible (B. De Palma, 1995).
Talent protéiforme, il a aussi effectué des incursions dans la comédie (Buddy Buddy , B. Wilder, 1981), le film d’action (Rush Hour , B. Ratner, 1998), le film sentimental (Kate et Léopold , J. Mangold, 2001) ou le film à costumes (Le pont du roi Saint-Louis , M. McGuckian, 2004).
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