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Lorànt Deutsch possède des origines hongroises mais reste cependant originaire de la Sarthe. Après avoir étudié très jeune, de 12 à 15 ans, le théâtre au centre culturel de Sablé-sur-Sarthe, sa ville natale, il monte à Paris, et fréquente la MJC du XIIIème arrondissement. Passionné de football, Lorànt passe à côté d'une carrière sportive en raison des exigences physiques requises pour pratiquer ce sport à un niveau professionnel qu'il ne possède pas. Il se tourne alors vers la comédie, une autre de ses passions.
Qualifié de naturel, volubile, et surtout très doué, sa première apparition se produit pour le cinéma dans L'eau froide d'Olivier Assayas en 1994, mais c'est par la télévision que le jeune garçon se fait connaître. Par le biais de nombreux petits rôles dans des téléfilms, dont Les intrépides tourné au Canada où il passera près de six mois, Le retour des intrépides, ou Les faux-frères, et également en se faisant remarqué dans une publicité que tout le monde connaît pour Yop, où il drague lamentablement une jeune fille en train de jouer au flipper qui renverse la situation. Il s'agit en fait de l'un des nombreux sports qu'il a tourné, il en compte près d'une dizaine, dont un pour une campagne contre la drogue, un autre luttant contre le tabac, et enfin deux autres promouvant les vertus des fast-food Quick ou de Pepsi. Des produits ciblés pour une population jeune que le comédien semble être le représentant idéal en cette fin des années 1990.
Lorànt enchaîne cependant pour le cinéma les courts métrages de Djamel Bensalah, et logiquement le suit dans le passage à son premier long, le très contemporain Le ciel, les oiseaux et... ta mère !, où il incarne le petit débrouillard de banlieue rouleur de mécaniques qui lui collera quelques temps.
Le jeune comédien tourne deux ans plus tard Jet Set, où il incarne Fifi, un même petit gars de la banlieue qui aspire à approcher la haute société grâce à son ami, le faux comte de Segaffredo. En 2001 il apparaît simultanément dans HS Hors Service, où il incarne un tueur à gages de père en fils, et dans Un aller simple, où il se fait passer, auprès de Barbara Schulz et de Jacques Villeret, pour un 'Homme Gris d'Irghiz' appartenant à une tribu du Nord Sahara, deux comédies, genre qu'il semble affectionner ainsi que son public.
Après avoir fait partie de la folle équipe d'aventuriers du dimanche du film de Djamel Bensalah, Le raid, qui l'entraîne, lui et d'autres parigo du 93, Roschdy Zem, Atmen Kelif et son vieil ami Julien Courbey, sur un raid-aventure auquel il participe pour éliminer une riche héritière. Enfin dans le film de Fabien Onteniente, 3 zéros, Lorànt parvient à rassembler avec le cinéma, sa première passion puisqu'il y incarne un footballeur professionnel.
Ca n'est pas pour autant qu'il a abandonné la télévision, puisqu'on l'a vu successivement dans des épisodes de séries dont H , Evamag , Les Boeuf-carottes , Les Cordier, juge et flic et autre Madame le proviseur ainsi qu'auprès de Bruno Solo et Yann Le Bolloc'h dans la série de sketchs de Caméra café .
Après le premier film de Vincent Buffé intitulé L'inconnu, où Lòrant retrouve Barbara Schulz, Lorànt a tourné aux côtés de Carole Bouquet et du gars Jean Dujardin, dans la comédie noire Bienvenue chez les Rozes, puis avec un casting de luxe dans Le Coût de la vie qui parle des différents rapports qu'entretiennent des personnages incarnés par Claude Rich, Fabrice Luchini, Vincent Lindon ou encore Géraldine Pailhas avec l'argent.
Et ce n'est pas tout, car il a à son actif de nombreux projets, parmi lesquels Le lundi au soleil, où il incarne Benoît, un jeune homme inconsolable, Les amateurs de Martin Valente, avec François Berléand et Jalil Lespert, Les Kubricks, encore une histoire de jeunes de banlieue qui veulent réaliser un film, et le nouveau film de Patrick Timsit intitulé L'Américain, avec Thierry Lhermitte qu'il retrouve après avoir tourné auprès de lui Ripoux 3, toujours avec Philippe Noiret et sous la direction de Claude Zidi.
Lorànt Deutsch a tourné dans le deuxième film du flamand Dominique Deruddere, Pour le plaisir qui mêle la psychanalyse et le crime, et pourrait apparaître dans le prochain film de Sarah Lévy intitulé 10 petits blêmes , en cours de production.
Lorànt Deutsch de A à Z
A comme...
abonné aux rôles d’adolescents et «américain». Il interprète en effet un français moyen persuadé d’être 100% américain dans le 3ème film réalisé par Patrick Timsit en 1993, « L’AMÉRICAIN ». Un rôle casse-cou où il s’est blessé le dos lors d’une chute de cheval.
D comme...
dessins animés, doublage et Disney. Lorànt prête sa voix pour des films d’animation dès 2001. A son tableau de chasse on trouve des animaux : un rat (« LE ROMAN DE RENART »), un loup (« Loulou et les autres loups »), un poulet (« CHICKEN LITTLE »). Il a aussi doublé un robot complètement siphonné dans « LA PLANÈTE AU TRÉSOR, un nouvel univers ». Et il a prêté sa voix pour « ASTÉRIX ET LES VIKINGS » qui sortira en salles le 12 Avril.
F comme...
foot. Grand collectionneur de vignettes Panini dans sa jeunesse, il est né avec des crampons aux pieds. Il rêvait d’être footballeur professionnel. Mais le stade et les ballons sont devenus son grand malheur : il n’avait pas une carrure assez athlétique. Du coup, il a fait l’acteur. Et grâce à Fabien Onteniente, il est devenu un dieu du stade dans « 3 Zéros » aux côtés de son équipe fétiche : le PSG.
P comme...
pubs. Il a tourné plusieurs spots télé dans les années 90 : pour de la viande («Charal», «Jean Rozé»), des crèmes dessert («Charles Gervais»), un fast food («Quick»), une boisson gazeuse («Pepsi»), ou pour du yaourt à boire («Yop»).
T comme...
télévision. Ce média l’a fait connaître dès 1993. L’an passé, il a joué dans « LE TRIPORTEUR DE BELLEVILLE », un téléfilm qui traite de la seconde guerre mondiale. Lorànt Deutsch montrait une nouvelle facette de sa personnalité, plus mature, plus responsable, mais toujours avec humour.
Z comme...
zygomatiques. Il met ceux des spectateurs en émoi grâce à son franc parler. Beaucoup de réalisateurs lui écrivent du «sur mesure». Parmi toutes les expressions typiquement Deutschiennes, il y a notamment celle de « ZE FILM » : «Ton frangin il a pas trop intérêt à me casser les couilles sinon je lui masse sa mère».
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