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Grâce à son physique peu commun, Philippe Nahon trace sa carrière avec des rôles bien typés, du genre homme du peuple, policier ou « salaud ». Il décroche son premier rôle à l'écran en 1961 dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville. L'effervescence révolutionnaire des années 70 le pousse à jouer dans des films engagés tels que Les Camisards ou Le Pull-over rouge. Sa capacité à endosser des personnages à la mine patibulaire ou ordinaire lui vaut de nombreux rôles de prolétaires, comme dans Les Anges gardiens, Les Couloirs du temps ou Le Poulpe.
Le rôle de policier dans La Haine ou bien de salaud dans Sauve-moi semblent être des registres dans lesquels il excelle. C'est d'ailleurs le diptyque Carne et Seul contre tous, sous la direction de Gaspard Noé, où il interprète un inquiétant boucher raciste complètement désespéré, qui lui offre un des rôles déterminants de sa carrière.
Depuis le début des années 90, Philippe Nahon se rapproche de la génération montante des réalisateurs français, parmi lesquels Gaspard Noé, bien entendu, mais aussi Mathieu Kassovitz (La Haine, Les Rivières pourpres), Jacques Audiard pour Un Héros très discret, Christophe Gans pour Le Pacte des loups.
En 2002, il joue dans le film scandale Irréversible puis il enchaîne en 2003 avec Haute tension de Alexandre Aja et A la petite semaine de Sam Karmann.
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