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Ingmar Bergman


le 14 Juillet 1918
 à Uppsala, Uppland, Suède
Décédé le 29 Juillet 2007
 à Faarö, Gotland, Suède

De son vrai nom :
  Ernst Ingmar Bergman
--> Voir la fiche complète de Ingmar Bergman sur CinEmotions.com
  L'Heure du loup La Source  

• Biographie de Ingmar Bergman

 
Réalisateur, scénariste et metteur en scène de théâtre, Ingmar Bergman est né le 14 juillet 1918, à Uppsala. Son père étant pasteur luthérien, le jeune Ingmar est vite confronté à la religion.
Il reconnaîtra plus tard que ses souvenirs d'enfance ont inspiré certaines de ses plus grandes œuvres. A l'université de Stockholm, il consacre ses loisirs à la mise en scène théâtrale. De 1938 à 1944, il monte une vingtaine de pièces avant de devenir metteur en scène professionnel de théâtre. Il rencontre Carl-Anders Dymling, de la société de production Svensk Filmindustri, qui lui demande d'écrire un scénario pour le réalisateur Alf Sjoberg : Tourments, en 1944.

L'année suivante, il réalise son premier film, en adaptant une pièce de Leck Fischer, Crise. Dès lors, Bergman mène une double activité de cinéaste et d'homme de théâtre, tout en continuant à écrire des scénarios pour d'autres. Les cinq premiers films que Bergman réalise sont profondément influencés par l'esthétique du réalisme poétique français. Au cœur de son œuvre, un pessimisme fondamental mêle les thématiques du désespoir, de l'avortement, du suicide et du passé douloureux. Prison et La Fontaine d'Arethuse, dont Bergman est l'auteur complet, concentrent ces constantes sur fond d'angoisse existentielle proche de la philosophie de Sartre. Vers la Félicité marque une rupture avec cette inspiration désespérée. C'est alors une longue série de films au cours desquels Bergman s'interroge sur le sens de la vie (JEUX D'éTé), sur la misère d'un monde sans amour (La Nuit des Forains), sur la supériorité de la femme sur l'homme (MONIKA, L'Attente des femmes, SOURIRES D'UNE NUIT D'été), sur le désert de l'égoïsme (LES FRAISES SAUVAGES), sur l'existence de Dieu (LE SEPTIèME SCEAU) ou sur les problèmes de la maternité (Au Seuil de la Vie), ou sur l'illusion (LE VISAGE).

Avec A TRAVERS LE MIROIR, Bergman abandonne la brillante mise en scène de ses films précédents. Il commence à mettre en application un souhait maintes fois exprimé : réaliser tout un film à partir de l'exploration d'un visage. Il isole quelques personnages dans un décor désormais privilégié : l'île qui symbolise le huis clos à ciel ouvert. Abandonnant tout effet stylistique, la caméra n'enregistre que l'essentiel. A l'image d'une pensée qui, pour mieux progresser, remet en cause ses conclusions provisoires, les films de Bergman se répondent, s'enrichissent ou se nient. Premier volet des "films de chambre" d'un dépouillement absolu, A TRAVERS LE MIROIR détruit le mythe d'un Dieu transcendant symbolisé par l'araignée hallucinatoire vue par une jeune femme au bord de la folie. Les Communiants consacre la mort d'un Dieu-Amour qui n'est, pour le croyant, qu'une manière de parler vainement à soi-même. LE SILENCE marque la fin des interrogations métaphysiques. Après Toutes ces Femmes, pochade qui fustige le rôle parasitaire de la critique, Bergman entreprend une riche et complexe trilogie : PERSONA, L'HEURE DU LOUP, LA HONTE. Il s'intéresse à la création de l'œuvre d'art, au monde étrange et angoissant des fantasmes, à l'échange des personnalités et à la condamnation de la guerre, filmée d'une manière à la fois réaliste et abstraite. Après avoir adapté sa nouvelle méthode à des thèmes plus anciens (l'art dans LE RITE, les difficultés du couple dans Une Passion et Le Lien, la mort dans CRIS ET CHUCHOTEMENTS), Bergman tourne huit épisodes d'un film destiné en même temps à une chaîne de télévision et au circuit commercial : SCèNES DE LA VIE CONJUGALE. Il réalise dans des conditions identiques LA FLûTE ENCHANTéE d'après Mozart. Alors que FACE à FACE remporte un impressionnant succès commercial, des difficultés fiscales obligent Bergman à interrompre brusquement les répétitions de "La Danse de mort" qu'il met en scène à Stockholm en janvier 1976. Exilé à Munich, il réalise L'Oeuf du Serpent : pour mettre en images la situation désespérée d'une Allemagne dont la misère économique et morale donnera lieu au régime hitlérien, il revient à une mise en scène expressionniste. Pour SONATE D'AUTOMNE, il organise la tragique confrontation entre une mère, Ingrid Bergman, et sa fille, Liv Ullmann.

Avec FANNY ET ALEXANDRE, annoncée comme son œuvre ultime, le cinéaste revient sur son enfance dans un film en costumes à la tonalité moins désespérée. Pourtant, Bergman continue à tourner, mais en se consacrant désormais exclusivement à la télévision : Après la Répétition explore les rapports passionnels d'un metteur en scène de théâtre (double du cinéaste) avec ses actrices, tandis qu'En Présence d'un clown évoque de nouveau l'enfance de son auteur. Bergman poursuit entre-temps son intense activité théâtrale et publie, en 1987, son autobiographie, "Laterna Magica." Suite très attendue de SCèNES DE LA VIE CONJUGALE réunissant de nouveau Liv Ullmann et Erland Josephson, SARABANDe est un constat d'une terrible lucidité sur les liens familiaux.

• Quelques infos sur Ingmar Bergman

 
Marié à Ingrid von Rosen (11 novembre 1971-20 mai 1995, décès), 1 enfant
Divorcé de :
- Käbi Laretei (1959 - 1969), 1 enfant
- Gun Grut (1951 - 1959)
- Ellen Lundström (22 juillet 1945 - 1950), 3 enfants
- Else Fisher (25 mars 1943 - 1945)
Taille : 1m 79 (5' 10½")

Site en anglais très complet : www.bergmanorama.com
Le Site officiel de sa fondation en anglais :
www.ingmarbergmanfoundation.com

Parfois crédité sous le nom Buntel Eriksson

• Quelques films de Ingmar Bergman

 
L' Heure du loup   (1966)  
  Vargtimmen
 
L' Heure du loup   (1966)  
  Vargtimmen
 
La Source   (1959)  
  Jungfrukällan
 
La Source   (1959) (producteur (non crédité))
  Jungfrukällan