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Fille du compositeur-interprète Guy Béart, Emmanuelle Béart, née à Gassin près de St. Tropez, a passé son enfance dans le midi de la France. Après un séjour linguistique au Canada, elle s'inscrit au cours de Jean-Laurent Cochet, et décroche quatre mois plus tard son premier rôle - une demoiselle du siècle des Lumières - dans Un Amour interdit. Sélectionnée pour le César du Meilleur Espoir, elle ne tarde pas à confirmer ses qualités dans L'Amour en douce d'Edouard Molinaro avant de triompher dans le rôle-titre de Manon des sources de Claude Berri (César du meilleur second rôle féminin).
A partir de 1986, Emmanuelle Béart relève alors avec succès le défi des planches, enchaînant en deux ans La Répétition ou l'amour puni de Jean Anouilh, dans une mise en scène de Bernard Murat également metteur en scène de La Double Inconstance de Marivaux, face à Daniel Auteuil, et Le Misanthrope de Molière, de et avec Jacques Weber en 1989.
Son premier grand rôle dramatique, joué à visage nu dans Les Enfants du désordre de Yannick Bellon, lui ouvre une nouvelle voie dans un registre délicat, où elle s'est affirmée, depuis, comme l'une de nos comédienne les plus exigeantes et les plus sensibles : La Belle Noiseuse de Jacques Rivette, dans un mémorable duel avec Michel Piccoli, J'embrasse pas d'André Téchiné, Un Coeur en hiver de Claude Sautet, L'Enfer de Claude Chabrol, Une Femme française de Régis Wargnier, Nelly et Mr. Arnaud, face à Michel Serrault, qui lui vaudra sa quatrième nomination au César de la Meilleure Actrice. En 1995, elle tourne aux Etats-Unis Mission: impossible de Brian de Palma.
A partir de 1999, sa carrière connaît un second souffle avec Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz, suivi de la comédie La Bûche de Danièle Thompson, puis Les Destinées sentimentales d'Olivier Assayas. Elle retourne ensuite à la comédie avec Voyance et manigance, et en 2002, elle est l'une des 8 femmes de François Ozon.
Au théâtre, on la retrouve dans On ne badine pas avec l'amour de Alfred de Musset, mise en scène de Jean-Pierre Vincent (1993/1994) et dans Jouer avec le feu de August Strindberg, mise en scène de Luc Bondy (1996/1997).
Pour la télévision, Emmanelle Béart a tourné Raison Perdue et La Femme de sa vie de Michel Favart, Et Demain viendra le jour de Jean-Louis Lorenzi, Marie-Antoinette, reine d'un seul amour de Caroline Huppert, LE dernier CHAPERON ROUGE de Jan Kounen et tout dernièrement D'ARTAGNAN ET LES TROIS MOUSQUETAIRES de Pierre Aknine.
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