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Sylvette Héry voit le jour à Paris en 1950. Rapidement intégrée à la célébrissime bande du Splendid, elle y reçoit son surnom de la propre initiative de Coluche, autre fameux pensionnaire de la troupe, qui trouvait que la jeune Sylvette avait une voix qui rappelait les miaulements d'un chat. Outre la mise en scène et l'interprétation de nombreux spectacles de café-théâtre, on la retrouve dans de petits rôles dans plusieurs productions sans grand intérêt, à l'exception peut-être de Themroc, de Claude Faraldo, un réalisateur alors proche de la bande du Splendid.
Mais c'est Bertrand Blier qui la révèlera, en même temps que Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, dans Les valseuses. Un rôle à scandale dans un film scandale, la carrière de Miou-Miou part sous des auspices très différentes des débutantes habituelles. La suite ne déçoit pas, ou rarement, et Miou-Miou devient une valeur sûre du cinéma français de la fin des années 70 et de l'intégralité des années 80. Fragile et forte à la fois en prostituée dans La dérobade (avec un César à la clé) ou en femme flic dans La femme flic, ses deux rôles les plus marquants, on la retrouve également dans les comédies débridées de Georges Lautner ou de Bertrand Blier où sa candeur et son innocence font des merveilles.
La lectrice, de Deville, relance sa carrière, et on la retrouve, un peu plus tard, en maman d'un jeune Indien qui visite Paris dans Un Indien dans la ville... On la retrouvée depuis dans Elles, une comédie sentimentale signée Luis Galvao Teles.
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