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John Lennon
Né le 09 Octobre 1940
à Liverpool, Merseyside, Angleterre
Décédé le 08 Decembre 1980
à New York, New York, USA
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Biographie de John Lennon
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Sa seule appartenance au groupe des Beatles aurait suffi à faire de lui un artiste inoubliable. Considéré comme le cerveau « intellectuel » du groupe, John Lennon a apporté beaucoup d'esprit à leur musique et sa mise en scène. Dans des chansons telles que « Strawberry Fields Forever », « Norwegian Wood (This Bird Has Flown) », « Rain » et « In My Life », il créa également de merveilleuses mélodies qui évoquent une subtile lassitude pour le monde qui l'entoure. On y découvre une sensibilité musicale et littéraire profonde et exceptionnelle. Sa vision de la vie est à la fois réfléchie, utopique et réaliste.
Son franc-parler plongea plusieurs fois les Beatles dans la controverse. En 1965, il déclare qu'ils sont « plus populaires que Jésus ». Cette remarque restée célèbre fait scandale. Les albums du groupe sont brûlés et retirés des radios américaines. John Lennon ose ensuite critiquer l'intervention des Etats-Unis au Vietnam. Dans les années 60, il devient peu à peu un symbole de la contre-culture naissante. Cependant, ce n'est qu'après la rupture avec les Beatles, en 1970, que son nom et sa personnalités imposent dans le monde. John Lennon en vient à voir sa vie comme une oeuvre d'art où chaque action a une signification potentielle à l'échelle du monde. Cette attitude messianique, tempérée par une ouverture d'esprit et une vraie générosité, se retrouve dans son militantisme, ses entretiens passionnés, sa définition de sa nouvelle vie d'« homme au foyer » et ses chansons. Il aspire à un monde dans lequel son ego parvienne à la fois à absorber tout un chacun et à abolir les différences, pour atteindre une tranquillité proche du bouddhisme zen. « You may say I'm a dreamer, but I'm not the only one », dit-il dans « Imagine », à la fois devenue sa chanson la plus connue et un hymne international pour la paix.
« I hope someday you'll join us, and the world will live as one. »
Un tel imaginaire, auquel s'ajoute la tragédie de son assassinat en 1980, a contribué à donner de Lennon une vision romancée d'un gentil prince pacifique disparaissant vers un Eden qu'il était seul à voir. En fait, c'était une personnalité d'une fascinante complexité. « Plastic Ono Band » (1970), son premier album solo, mêle émotions, extraordinaire beauté et simplicité. Séduit par la thérapie du cri primal, qui encourage à ressentir la souffrance qui s'est accumulée en soi, Lennon cherche dans des chansons comme « Mother » et « God » à se libérer des traumatismes qui le hantent depuis l'enfance. Sa mère, Julia, n'avait en effet cessé d'apparaître et de disparaître dans sa vie. Il fut élevé à Liverpool par sa tante Mimi et son mari, George, qui périrent dans un accident de voiture l'année de ses dix-sept ans. Son père l'abandonna à l'âge de cinq ans et ne se manifesta que lorsque son fils fut devenu un des célèbres membres des Beatles. La peur de l'abandon fut par conséquent constante chez Lennon. Quand il s'écrie, à plusieurs reprises, « Mama, don't go/Daddy come home » dans « Mother », c'est une manière de l'exorciser. On y retrouve l'influence de Yoko Ono, qu'il épousa en 1969, quittant sa première femme, Cynthia, et leur fils Julian.
Le son minimaliste de « Plastic Ono Band » est également significatif. John Lennon tente de se détacher des riches arrangements musicaux des Beatles qu'il associait à Paul McCartney et George Martin. Travaillant avec Yoko Ono et le légendaire Phil Spector, il élabore un univers sonore on ne peut plus basique - guitare, basse, batterie et parfois un piano. Sur le plan lyrique, il se détourne des univers psychédéliques et des jeux de mots présents dans « I Am the Walrus » et « Lucy in the Sky With Diamonds » par exemple, ainsi que dans ses livres, En flagrant délire et A Spaniard in the Works. Son style épuré trouve désormais sa force poétique dans son franc-parler.
Avec « Imagine », en 1971, John Lennon se sent assez confiant pour réintroduire des éléments rappelant la musique des Beatles. Travaillant toujours avec Yoko Ono et Phil Spector, il préserve le franc-parler éloquent de « Plastic Ono Band », mais enrichit ses mélodies. Le titre de l'album est un appel à l'idéalisme. Il sera repris lors des mouvements de contestation sociale.
John Lennon se tourne alors vers un style proche de l'agit-prop journalistique. « Sometime In New York City » (1972) reste aussi franc et ouvert sur l'extérieur qu'« Imagine » tout en se détachant du monde. Comme le suggère le titre, l'album raconte l'expérience de John Lennon dans la ville où il s'est installé avec Yoko Ono. Et comme le montre la couverture, l'album ressemble à un journal écrit par des militants radicaux sur les mouvements politiques.
Les prises de position de John Lennon lui ont valu bien des inimitiés. L'administration Nixon tenta de l'expulser par peur qu'il ne devienne un leader politique. Il n'obtint sa carte verte qu'en 1976, après une longue bataille juridique. Son combat politique ne fut pas sans conséquence dans sa vie privée. Yoko Ono et lui se séparèrent à l'automne 1973, peu avant la sortie de son album, « Mind Games ». Il s'installa à Los Angeles et compara plus tard les dix-huit mois passés loin de sa femme à un « Lost weekend », un weekend gâché. Comme « Mind Games », les albums qu'il fit pendant cette période, « Walls and Bridges » (1974) et « Rock N Roll » (1975), sont l'expression d'un artiste à la dérive et ne font pas partie de ses meilleures oeuvres, même s'ils ne manquent pas de charme et comptent quelques grands morceaux comme « Mind Games », « Whatever Gets You Through the Night », un duo avec Elton John, premier numéro un des ventes de sa carrière solo. Le nostalgique « Rock N Roll » est un hommage aux chanteurs qui ont marqué sa jeunesse.
En 1975, il se réconcilie avec Yoko Ono et leur fils Sean naît quelques mois plus tard. Les cinq années suivantes, John Lennon se consacre à sa famille. En 1980, Yoko Ono et lui enregistrent « Double Fantasy », un hymne à leur vie de famille. Le couple prévoit son retour - donnant des interviews, préparant l'enregistrement de nouvelles chansons et organisant une tournée. Mais John Lennon meurt assassiné devant son domicile new-yorkais la nuit du 8 décembre 1980.
Sa mort émeut le monde entier. Aux Etats-Unis, elle suscite autant d'émotion que l'assassinat de John Kennedy en 1963, un événement suite auquel l'arrivée des Beatles avait été la bienvenue. Depuis sa mort, John Lennon n'a pas perdu de son influence. Sa musique vivra éternellement mais il survivra aussi en tant qu'infatigable porte-parole du changement et de la liberté de pensée. Il incarne l'opposition au statu quo et la croyance en un monde dans lequel on puisse trouver une expression sans limites. Tous ceux qui se retrouvent dans sa musique et sa vision du monde n'ont cessé de le regretter.
Anthony De Curtis
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Quelques infos sur John Lennon
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Chanteur/compositeur des Beatles
Parfois crédité sous les noms Plastic Ono Band ou The Beatles
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Quelques films de John Lennon
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